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EstimBat · Manuel
Tout ce que fait l’application, écran par écran

À quoi sert EstimBat

EstimBat chiffre le coût des matériaux d’une construction à partir de ses dimensions, puis en tire un devis. Vous donnez une emprise, des pièces et des choix de construction ; l’application déduit les quantités, les multiplie par des prix, et vous rend un montant que vous pouvez imprimer, partager, puis suivre pendant le chantier.

Elle ne remplace pas un métreur. Elle fait vite et de façon reproductible ce qu’un métreur fait lentement et mieux : un avant-métré. C’est pourquoi tous les écrans affichent une fourchette et non un chiffre unique.

Avant-métré, métré

Un métré compte ce qui a été réellement posé, sur un ouvrage fini ou sur un plan d’exécution. Un avant-métré estime ce qu’il faudra, avant de construire, à partir d’hypothèses. EstimBat fait un avant-métré : sa précision dépend des hypothèses, pas de son arithmétique.

Votre compte

On peut chiffrer sans compte : l’Estimation rapide et Comparer fonctionnent aussitôt. Un compte devient nécessaire dès qu’il faut conserver quelque chose : un projet, un devis, vos prix habituels, le suivi d’un chantier.

  • On s’inscrit avec un numéro de téléphone et un mot de passe. Les espaces et le +225 sont acceptés.
  • À l’inscription, l’application affiche un code de récupération. C’est le seul moyen de retrouver le compte en cas d’oubli du mot de passe : notez-le ailleurs que dans le téléphone.
  • La session se ferme après 30 minutes sans activité. Un administrateur peut changer ce délai.
  • Pour vous déconnecter : Se déconnecter en bas de la barre latérale sur ordinateur, ou l’onglet Compte puis le bloc Mon compte sur téléphone.

Vos projets survivent à la déconnexion : vous les retrouvez à la prochaine connexion, depuis n’importe quel appareil.

Se repérer dans l’application

Sur ordinateur, le menu est la barre latérale à gauche. Sur téléphone, elle disparaît au profit d’une barre basse à cinq tuiles : Accueil, Projets, le bouton + (nouveau projet), Rapide, Compte.

En haut à droite de chaque écran : ce bouton de manuel, et la bascule jour / nuit. Le thème choisi est retenu sur l’appareil.

Deux entrées du menu — Référentiel et Administration — n’apparaissent que pour un compte administrateur.

Tableau de bord

Vue d’ensemble de vos projets

L’écran d’accueil. Il propose les deux portes d’entrée, quatre repères, et vos projets récents.

Les deux portes

  • Estimation rapide — le budget d’un seul poste : le carrelage d’une pièce, la peinture d’une chambre, un volume de béton. Environ trente secondes, sans compte.
  • Projet complet — une maison entière, niveau par niveau, avec le détail par phase de chantier. Cinq à dix minutes.

Les quatre repères

RepèreCe qu’il dit
Projets enregistrés Le nombre de projets de votre compte. Zéro tant que vous n’avez rien enregistré.
Dernière estimation Le montant du dernier projet chiffré. Un repère, pas un engagement.
Ouvrages au catalogue Combien d’ouvrages le référentiel sait chiffrer — maçonnerie, béton, carrelage, plomberie… Il grandit quand un administrateur en ajoute.
Prix mis à jour le La date du dernier relevé de prix, et la zone. Un prix vieux de six mois chiffre un chantier d’il y a six mois.

Installer l’application

Si votre navigateur le permet, un encadré propose d’installer EstimBat sur l’appareil. Elle s’ouvre alors comme une application, et les écrans déjà visités restent consultables sans connexion. Le calcul, lui, a besoin du réseau.

Estimation rapide

Le budget d’un poste, en trente secondes

Pour répondre à « combien coûte le carrelage d’une pièce de 4,00 × 3,50 ? » sans créer de projet. On empile un ou plusieurs postes, et le total se met à jour à la frappe.

Décrire un poste

  1. Choisissez l’ouvrage — tapez les premières lettres pour filtrer la liste plutôt que de la parcourir.
  2. Donnez les dimensions que l’ouvrage demande. Elles changent selon son unité : un carrelage veut une longueur et une largeur, un béton veut aussi une épaisseur, une porte se compte à l’unité.
  3. Pour un ouvrage mural, vous pouvez déduire les ouvertures — portes et fenêtres — qui ne se carrèlent ni ne se peignent.

Ajouter un matériau au poste

Un ouvrage porte ses matériaux, mais votre chantier peut en demander un de plus. Sous les dimensions, l’encadré Il manque un matériau ? ouvre une ligne — il prend le nom Matériaux à ajouter dès qu’il en porte une. Le matériau se prend au catalogue, ou se saisit en ligne libre : une désignation, une unité d’achat, une quantité, un prix. La ligne libre n’entre pas au catalogue ; elle ne vaut que pour cette estimation.

La quantité d’un matériau ajouté est celle que vous achetez : aucune perte ne s’y ajoute, contrairement aux matériaux de l’ouvrage.

Donnez son prix à une ligne libre. Sans prix, elle est comptée à zéro — elle figure au tableau, mais n’ajoute rien au total. L’application le signale dans « Points à vérifier » plutôt que de deviner un montant. Un matériau du catalogue, lui, garde son prix si vous laissez le champ vide.

Créer un article absent du catalogue

Si vous cherchez un article qui n’existe pas, la liste vous propose de le créer sur place. Un administrateur peut ensuite lui donner un prix depuis le Référentiel.

Comparer

Deux choix, deux budgets, côte à côte

« Et si je fais en parpaings 15 au lieu de 20 ? » Un devis unique ne répond pas à cette question. Cet écran chiffre le même projet sous plusieurs hypothèses et les met en colonnes.

Le socle et les variantes

Une variante n’est pas un projet complet : c’est le projet de base plus quelques paramètres remplacés. L’écran affiche donc toujours ce qui diffère sous chaque colonne — sans quoi on comparerait des chiffres sans savoir pourquoi.

Le socle vient soit d’un projet enregistré, soit du brouillon en cours. Jusqu’à six variantes.

Les comparaisons prêtes

Construire des variantes à la main est fastidieux. Cinq comparaisons sont proposées d’un clic :

ComparaisonCe qu’elle oppose
Épaisseur des murs porteursParpaing 10, 15 ou 20 — le poste le plus lourd du gros œuvre.
Avec ou sans faux plafondUne finition souvent reportée à plus tard.
Avec ou sans lots techniquesÉlectricité, plomberie et sanitaires, ou gros œuvre seul.
Avec ou sans enduitMurs enduits deux faces, ou parpaing apparent.
Matériaux seuls ou avec main-d’œuvreLe forfait de main-d’œuvre activé ou non.

Garder une variante

Une variante qui vous convainc s’enregistre : soit comme un nouveau projet, soit en remplaçant le projet de base. Cela demande un compte.

Mes projets

Vos estimations enregistrées

La liste de vos chantiers. Chaque ligne porte le nom, le nombre de niveaux et de pièces, la date de dernière modification, le dernier montant chiffré, et quatre actions.

BoutonCe qu’il ouvre
SuiviLe suivi de chantier. N’apparaît que si le projet a déjà un devis : sans engagement, il n’y a rien à comparer.
RelevéLe relevé de chantier. Disponible dès le premier coulage — il note ce qui a été posé, ce qui n’attend pas un devis.
OuvrirL’assistant de projet, à l’étape où vous l’aviez laissé.
CorbeilleSupprime le projet, après confirmation.

Un projet marqué jamais estimé a été créé mais pas encore chiffré.

L’assistant de projet

Quatre étapes : Niveaux · Pièces · Paramètres · Estimation

Le cœur de l’application. Le total se recalcule à chaque saisie et s’affiche en permanence dans la barre du bas — on voit le budget bouger pendant qu’on décrit la maison.

Étape 1 — Niveaux

Un niveau, c’est un plancher : rez-de-chaussée, étage, combles. Chacun porte son emprise au sol.

  • Surface d’emprise (m²) — elle pilote les fondations, le dallage, le plancher et la toiture.
  • Périmètre d’emprise (ml) — il pilote les chaînages, les poteaux, le remblai et le débord de toiture. Saisir longueur et largeur remplit les deux automatiquement.
  • Mode des murs — déduits des pièces (recommandé) ou déclarés un par un, pour qui a son plan sous les yeux et veut une façade en parpaing 20 et des cloisons en 10.

Vous pouvez aussi déposer un plan (image ou PDF). Il ne se lit pas tout seul : vous étalonnez l’échelle en pointant deux points dont vous connaissez la distance, puis vous tracez l’emprise et les pièces. Ce relevé est conservé — rouvrir le projet six mois plus tard redonne le plan annoté, pas seulement l’image.

Étape 2 — Pièces

Ajoutez les pièces par les raccourcis (chambre, salon, cuisine, douche, WC, couloir) ou sur mesure. Chacune porte son type, ses dimensions, ses revêtements de sol et de mur, et ses ouvertures.

Un badge compare la surface des pièces à l’emprise. S’il reste des mètres carrés non affectés, l’application vous invite à déclarer la circulation : sans elle, les cloisons seraient sous-estimées.

Le schéma des pièces

Sous la liste, un dessin à l’échelle. Il ne sert à aucun calcul : il attrape une cote fausse d’un coup d’œil — une chambre de 40 m² tapée au lieu de 14 se voit, alors qu’elle passe inaperçue dans une colonne de chiffres.

Il dit toujours ce qu’il est, en trois états :

MentionCe que cela signifie
Implantation relevée sur votre plan Les pièces sont à leur place réelle, relevées sur un plan déposé.
Agencement saisi à la main Vous avez placé les pièces vous-même sur la toile. Les dimensions restent celles du devis ; c’est un croquis juste, pas un relevé.
Rangement à l’échelle, pas une implantation Aucune position n’est connue. Les pièces sont simplement rangées à l’échelle, et le dessin le dit.

Placer les pièces soi-même

Le bouton Placer les pièces moi-même ouvre une toile où les pièces arrivent déjà à la bonne taille. On les fait glisser à leur place. Grille de 25 cm, aimantation sur les arêtes voisines, double-clic pour pivoter, Ranger automatiquement comme point de départ, Oublier les positions pour revenir en arrière. Au clavier : flèches pour déplacer, Maj pour affiner, Entrée pour pivoter.

On déplace, on ne déforme pas. La taille vient de votre saisie : la toile ne rend que des positions, jamais des cotes. Et les pièces ne pavent jamais parfaitement — les jours qui subsistent sont les murs, que l’application compte par ailleurs.

Sous la toile, trois indications. L’encombrement est le rectangle qui contient tout l’agencement ; il est comparé à l’emprise du niveau, d’où le tient dans l’emprise ou dépasse l’emprise. Pièces rappelle la somme des surfaces. Et un recouvrement est signalé dès que deux pièces se chevauchent : la zone commune apparaît en rouge sur la toile, avec son nombre et son aire. Un jour entre deux pièces est normal — c’est un mur ; un recouvrement ne l’est jamais, car deux pièces ne peuvent pas occuper le même sol. Le total des surfaces, lui, les compte deux fois, et c’est ce total qui paie le carrelage.

Vous pouvez poser un croquis à main levée en fond, estompé, pour placer les pièces par-dessus. Ce n’est qu’un calque : aucune cote n’en est tirée, et il ne figure pas sur le devis.

Étape 3 — Paramètres

Ce qui vaut pour tout le projet.

Construction

Hauteur sous plafond, ouvrages de maçonnerie, enduits, peinture, menuiseries. C’est ici qu’on choisit le parpaing des murs porteurs et celui des cloisons.

Options de construction

Une liste à cocher : fouille, béton de propreté, semelles, chaînages, poteaux, dallage, toiture, faux plafond, électricité, plomberie, sanitaires, VRD et abords. Décocher retire l’ouvrage du devis. Chaque option peut aussi recevoir une quantité relevée qui court-circuite le calcul — utile quand vous avez compté vous-même.

Marges et incertitude

RéglageEffetDéfaut
Marge de sécurité Ajoutée au total matériaux. Couvre les aléas de chantier.5 %
Incertitude affichée Largeur de la fourchette autour du montant. Ne change pas le montant : elle dit la précision de la méthode.10 %

Main-d’œuvre

Trois modes, et le nom de chacun dit ce qu’il vaut :

ModeCe qu’il fait
Non compriseLe devis ne chiffre que les matériaux, et le dit.
Au tâcheron, ouvrage par ouvrage Le m² de maçonnerie posée, le m³ de béton coulé, la porte posée. Le seul mode qui repose sur des prix.
Forfait en pourcentage Un ratio du coût matériaux, sans rapport avec un prix de pose réel. Conservé pour les projets qui l’utilisaient déjà.

Du déboursé au prix de vente

Tout ce qui précède chiffre ce que le chantier vous coûte. Ce bloc dit ce que vous le vendez.

TauxAssis surDéfaut
Frais générauxBureau, véhicule, salaires fixes — en % du déboursé.0 %
BénéficeEn % du prix de revient, donc une majoration.0 %
TVA18 % en Côte d’Ivoire. Mettez 0 si vous n’êtes pas assujetti.18 %

Un aperçu montre le coefficient de vente et ce que 100 000 FCFA de déboursé deviennent. Aux trois taux à zéro, le devis s’arrête au déboursé — comme un chiffrage pour vous-même.

La cascade des montants

déboursé → + frais généraux → + bénéfice → HT → + TVA → TTC. Le déboursé est ce que le chantier vous coûte ; le HT ce que vous facturez avant taxe ; le TTC ce que le client règle. Le coefficient est le rapport entre la vente HT et le déboursé : 1,29 signifie que 100 F de matériaux se vendent 129 F.

Étape 4 — Estimation

Le résultat, en cinq onglets. Ils sont détaillés plus bas.

Lire une estimation

Le même panneau sert à l’Estimation rapide et au projet complet.

Le montant en vedette

Le grand chiffre, écrit aussi en toutes lettres — un devis se lit à voix haute. Son libellé change selon ce qu’il contient :

LibelléQuand
Coût estimé des matériauxNi main-d’œuvre ni marge.
Coût estimé des travauxLa main-d’œuvre est comprise.
Montant à réglerUne marge s’ajoute, sans TVA.
Montant à régler, TTCUne marge et une TVA s’ajoutent.

Dès qu’une marge existe, trois chiffres s’affichent dessous : Déboursé, Vente HT et Coefficient. Le vendeur a besoin des deux montants et de leur écart.

La fourchette

Une barre avec un repère : la borne basse, l’estimation retenue, la borne haute. Sa largeur vient du réglage Incertitude. Elle n’est pas un ornement — présenter un montant unique au franc près serait trompeur.

Sous la fourchette, une réserve indique la date des prix, la zone, et comment la main-d’œuvre est chiffrée : un forfait en pourcentage et un prix de pose au tâcheron ne méritent pas la même confiance.

Points à vérifier

Un encadré apparaît quand le calcul a rencontré quelque chose qui mérite votre œil. Il n’empêche jamais le calcul : il le commente. On y trouve les matériaux chiffrés à zéro faute de prix, les ouvrages posés sans prix de pose — dont la pose n’entre alors pas dans le total — et la confrontation des deux surfaces d’un niveau.

Les deux surfaces d’un niveau

L’emprise et la somme des pièces devraient se ressembler, puisque les pièces pavent l’emprise. Elles ne paient pourtant pas les mêmes choses : l’emprise porte le hérisson, le dallage, le plancher et la couverture ; les pièces portent le carrelage, la peinture et la faïence. Un écart signifie donc qu’on coule une dalle d’une taille et qu’on la carrelle d’une autre. L’application le signale au-delà de 2 % — et de 0,50 m² — sans trancher : elle ne sait pas lequel des deux nombres est faux, vous seul avez vu la maison.

Les cinq onglets

Les trois tableaux de détail — matériaux, ouvrages, métrés — portent un champ de recherche et se feuillettent par vingt-cinq au-delà de quarante lignes. Le métré d’un R+2 en compte cent cinquante, celui d’un immeuble plus de trois cents. La recherche ignore les accents et porte jusqu’au texte de la formule : « fouille », « RDC », « emprise » y mènent.

OngletCe qu’il montre
Synthèse La répartition par phase de chantier — utile pour financer par étapes — et par catégorie de matériau.
Matériaux La liste d’achat : quantité technique, quantité à acheter, prix unitaire, montant. C’est ce qu’on emporte chez le fournisseur.
Ouvrages Chaque ouvrage chiffré, avec sa phase, son unité et sa quantité.
Métrés D’où vient chaque quantité, avec la formule en clair. C’est l’onglet qui rend le devis vérifiable. Un astérisque marque les quantités que vous avez relevées sur place plutôt que calculées — et il survit à l’enregistrement du devis.
Échéancier Quand chaque phase sera finançable, selon ce que vous pouvez mettre de côté chaque mois.

Quantité technique et quantité d’achat

La quantité technique est ce que l’ouvrage consomme : 9 976 kg de ciment. La quantité d’achat est ce que vous achetez, arrondi au conditionnement : 200 sacs de 50 kg. L’arrondi n’est appliqué qu’une fois, sur le total du matériau — jamais ouvrage par ouvrage, ce qui gonflerait le devis.

Les prix, et comment les changer

Le prix retenu suit une cascade à quatre étages :

  1. le prix négocié pour ce chantier — colonne Prix de cet écran ;
  2. vos prix habituels — écran Mon entreprise ;
  3. le catalogue partagé, prix de la zone du projet ;
  4. le catalogue partagé, prix national.

Le bouton Tout remettre au prix du marché annule vos prix négociés sur ce chantier.

L’échéancier

Beaucoup de chantiers se bâtissent au rythme de l’argent qui rentre. Donnez ce que vous pouvez mettre de côté chaque mois, et un apport éventuel : le tableau dit quand chaque phase sera finançable.

ChiffreCe qu’il dit
Dernière phase finançableLe mois où le chantier peut s’achever, et la durée d’épargne.
Total à réunirLa somme, hausse des prix comprise si l’étalement la déclenche.
Effort mensuelCe que vous avez déclaré pouvoir mettre de côté.
À réunir avantLe cumul nécessaire avant d’attaquer cette phase.

Le devis

  • Devis à imprimer — s’ouvre dans une fenêtre à part. Utilisez « Imprimer » puis « Enregistrer en PDF ». Dans cette fenêtre, laissez les en-têtes et pieds de page du navigateur activés : ce sont eux qui numérotent. Un document imprimé par un navigateur ne peut pas se numéroter lui-même — la règle qui le permettrait n’est implémentée par aucun d’entre eux — et un devis de plusieurs feuillets remis sans numéros se remet en ordre difficilement.
  • Partager par lien — demande une estimation enregistrée. Produit une adresse que le client ouvre sans compte, et un envoi WhatsApp d’un clic. Le lien reste valable même si le compte est suspendu, et peut être révoqué.

Figer un devis

Enregistrer une estimation en fait une version : elle recopie les prix, les ratios et la géométrie du moment. Modifier ensuite le référentiel ou le projet ne la change pas. C’est ce qui rend un devis vérifiable des mois plus tard — et ce à quoi le suivi de chantier se compare.

Suivi de chantier

Ce qui était prévu, ce qui a été dépensé

EstimBat sert une fois, au début ; le chantier, lui, dure deux ans. Cet écran est celui qu’on rouvre chaque semaine, après chaque passage à la quincaillerie. C’est aussi la seule source de prix vrais qui existe : elle vient de celui qui a payé.

Le suivi se compare à un devis figé, jamais à l’écran en cours : une référence qui bouge ne dit plus rien. Enregistrez le devis d’abord.

Noter une dépense

Deux formes :

  • Achat de matériau — le matériau, la quantité, le prix unitaire. Le montant s’en déduit. Saisissez la quantité et le prix, pas seulement le montant : c’est ce qui permet à l’application de calculer les écarts.
  • Main-d’œuvre, transport, autre — un libellé, une phase, un montant.

Les trois repères du haut

RepèreCe qu’il dit
BudgetLe total du devis figé de référence.
DépenséCe qui est sorti à ce jour, et son pourcentage du budget.
Coût projeté Le chiffre qui compte. Ce que le chantier va coûter si les prix payés se maintiennent. Un dépassement se voit alors venir, au lieu de se constater à la fin.

Matériaux : prévu et acheté

Trié par dérive : les lignes qui s’écartent le plus arrivent en premier.

ColonneCe qu’elle dit
PrévuQuantité et montant du devis figé.
AchetéCe qui a été réellement acheté, tous bons cumulés.
RestePrévu moins acheté. Négatif, vous avez déjà dépassé la quantité.
Prix payéMoyenne pondérée de ce que vous avez payé. Un écart de prix en pourcentage s’affiche à côté du prix du devis.
ProjetéCe qui est déjà payé, plus le reste au prix que vous payez.

Acheté hors devis

Les achats qui ne figuraient à aucune ligne du devis. C’est souvent là que le budget dérape, et cela ne se voit nulle part ailleurs — ni dans le devis, ni dans le total des lignes prévues. Ils s’ajoutent au coût projeté.

Journal des dépenses

Toutes les dépenses, avec date, fournisseur, quantité et montant. Un champ cherche par libellé ou par fournisseur — « quand ai-je acheté chez Quincaillerie Adjamé ? ». Le tableau se feuillette par vingt-cinq.

Quand un prix payé se révèle plus juste que celui du catalogue, Adopter ce prix le verse dans vos prix habituels.

Emporter le suivi

Classeur Excel, en haut de l’écran, rend quatre feuilles : la synthèse (budget, dépensé, coût projeté, dérive), les matériaux ligne par ligne, les achats hors devis, et le journal des dépenses. C’est le document qu’on remet au comptable, à l’associé qui finance, ou au client qui demande où est passé son argent.

Le classeur porte tout. Ni la recherche ni la page affichées ne l’amputent : un document comptable auquel il manque des lignes ne prouve rien. Les dates y sont de vraies dates — on trie le journal par date et on filtre un mois, ce qu’un texte ne permet pas.

Relevé de chantier

Ce qu’une facture ne dit pas : ce qui a été posé

Une facture dit ce qui a été acheté. Elle ne dit pas ce qui a été posé. Tant qu’on ne connaît que l’achat, deux causes très différentes produisent le même dépassement — un ratio trop bas, ou une perte plus forte que prévu — et on ne peut corriger ni l’une ni l’autre.

Cet écran porte l’autre moitié : des comptages et des mesures sur l’ouvrage fini, rangés par moment du chantier — fondations, élévation, couverture, revêtements, électricité. Chaque grandeur indique ce qu’elle tranche.

Ce que le relevé tranche

En haut de l’écran, un tableau confronte chaque mesure à ce que le référentiel suppose : l’observation, la valeur déclarée, l’écart, et où le corriger.

  • Une confrontation ne paraît que si toutes ses mesures sont là. Un entraxe calculé sur un périmètre sans nombre de poteaux ne serait pas un résultat partiel : ce serait un faux.
  • Sous 5 %, un écart n’est pas signalé : il reste dans le bruit d’un chantier unique.

Les six mesures qui rapportent le plus

  • le périmètre du bâtiment et le nombre de poteaux coulés — l’entraxe est réglé ;
  • le débord de toiture et la pente — la toiture est réglée ;
  • l’entraxe des pannes et le pas des nervures — les vis sont réglées.

Cet écran ne corrige rien. Il constate ; un administrateur tranche depuis le Référentiel. Un chantier n’est qu’un chantier — une équipe, une saison, un fournisseur — et une valeur corrigée change tous les devis à venir.

Entraxe

La distance entre les axes de deux éléments voisins : deux poteaux, deux pannes. L’application en déduit un nombre — le périmètre divisé par l’entraxe donne le nombre de poteaux.

Mon entreprise

Ce qui figure en tête de vos devis

L’écran qui transforme « un calcul » en « mon devis ». Un professionnel remet à son client un document à son nom.

Logo

PNG, JPEG ou WebP, jusqu’à 3 Mo. Sans logo, la marque EstimBat figure en tête ; dès que vous déposez le vôtre, il prend sa place et EstimBat descend en mention de pied de page.

Identité et mentions légales

Raison sociale, nom, adresse, téléphone, courriel, RCCM, compte contribuable, conditions de règlement. Un Aperçu montre en direct l’en-tête tel qu’il sortira à l’impression.

Mes prix habituels

Le troisième étage de la cascade de prix. Un maçon qui a son fournisseur saisit son prix une fois, pas à chaque devis — et le catalogue des autres n’en sait rien. Le prix vaut pour tous vos projets, sauf si vous en négociez un autre sur un chantier précis.

Mon compte

Qui est connecté, et le bouton Se déconnecter. C’est le chemin sur téléphone, où la barre latérale n’existe pas.

Référentiel Administrateur

Prix, matériaux, ouvrages et ratios

Le catalogue commun à tous les comptes. C’est lui qui décide combien de parpaings fait un mètre carré de mur et combien coûte un sac de ciment.

Vos devis déjà émis ne changeront pas. Une estimation figée recopie prix et ratios au moment de son émission : modifier le référentiel n’a aucun effet rétroactif.

Les quatre onglets ont une recherche et se feuillettent par vingt-cinq. En dessous de quarante lignes, tout s’affiche d’un coup.

Onglet Prix

Le prix en vigueur de chaque matériau, pour la zone choisie. Un prix ne se remplace pas, il s’ajoute : chaque saisie porte une date d’effet, et un devis calculé à une date antérieure continue d’utiliser l’ancien prix. C’est ce qui rend un devis vérifiable des mois plus tard. Cliquer une ligne ouvre l’historique et le formulaire de nouveau prix.

Onglet Matériaux

ColonneCe qu’elle dit
UnitésL’unité technique (celle du calcul : kg, m², ml) et l’unité d’achat (celle du fournisseur : sac, barre, carton).
Coef. achatCombien d’unités techniques dans une unité d’achat : 50 kg par sac, 2,66 kg par barre de HA6.
PerteTaux de perte : casse, chutes de coupe, recouvrements.
Arrondiachat : on achète des unités entières. sup : on arrondit au-dessus. exact : pas d’arrondi.
RatiosDans combien d’ouvrages ce matériau entre. Un matériau encore utilisé ne peut pas être désactivé.

Onglet Ouvrages et ratios

Le cœur du calcul. Un ratio dit combien de tel matériau consomme une unité de tel ouvrage : 11,5 parpaings par m² de mur, 350 kg de ciment par m³ de béton. Les corriger avec un métreur est ce qui rend l’application crédible.

Chaque ouvrage porte aussi un prix de pose, utilisé par le mode de main-d’œuvre « au tâcheron ».

Onglet Options de construction

Les éléments de structure : ce qui déclenche un ouvrage et comment sa quantité se calcule. Chacun porte sa portée (chaque niveau, niveau bas seulement, dernier niveau, niveau intermédiaire) et ses paramètres — épaisseur, section, entraxe, débord, pente.

Le mode de métré n’est pas modifiable ici : il est interprété par le moteur, et en changer un sans changer le code produirait un calcul silencieusement faux. Seuls les paramètres et l’activation se règlent depuis cette page.

Administration Administrateur

Comptes et codes de récupération

Comptes

La liste des comptes : nom, téléphone, rôle, nombre de projets, dernière connexion. On peut promouvoir un compte administrateur, le suspendre, ou lui régénérer un code de récupération quand il a perdu le sien.

Suspendre un compte l’empêche de se connecter, mais les liens de devis déjà partagés restent valables : un client n’a pas à pâtir d’une décision qui ne le concerne pas.

Sécurité des sessions

Le délai d’inactivité au bout duquel une session se ferme. Réglable de 5 à 480 minutes ; 30 par défaut.

Le devis imprimé

Un interrupteur décide si le schéma des pièces figure sur le devis imprimé. Le retirer n’affecte que les devis à venir : ceux déjà émis gardent leur plan, comme ils gardent leurs prix.

Ce que l’application ne fait pas

Le dire est plus utile que de le laisser découvrir.

  • Elle ne lit pas un plan toute seule. Un plan déposé sert de support à un relevé que vous tracez.
  • Elle ne dessine pas d’implantation qu’elle ne connaît pas. Sans plan relevé ni agencement à la main, le schéma range les pièces à l’échelle et le dit.
  • Elle ne calcule pas de structure. Les sections de poteaux et de semelles sont des valeurs courantes, pas une descente de charges.
  • Elle n’est pas un logiciel de comptabilité. Le suivi compare des dépenses à un devis ; il ne tient pas vos livres.
  • Les montants sont des estimations. Ils ne remplacent pas l’étude d’un professionnel qualifié — la mention figure sur chaque devis.

D’où viennent les chiffres

Les ratios du référentiel ont été confrontés à la géométrie, aux dosages normatifs et aux ordres de grandeur du chantier abidjanais. Plusieurs ont été corrigés : le nombre de poteaux suit désormais le périmètre, le dallage est armé d’un treillis soudé, la toiture se mesure au débord et non à un coefficient, les vis se déduisent de l’entraxe des pannes, les points électriques se comptent par pièce.

Quatre valeurs restent posées par déduction, faute d’avoir rencontré un chantier : le niveau des taux de perte, le prix du panneau de treillis, l’entraxe des poteaux, le débord de toiture. Chacune est défendable et tenue par un test — aucune n’est confirmée. C’est précisément ce que le Relevé de chantier sert à trancher.

Tout prix portant la mention A VALIDER dans le référentiel est une valeur de départ, pas un relevé de marché.